samedi 29 octobre 2011

Notre séjour à Befotaka

Que de choses à raconter !
Méline (ci-dessous) nous accueille dans son petit paradis.

Elle nous intègre aux activités de l'internat en nous faisant travailler au potager, effectuer des plantations d'arbres fruitiers dans la cour - où Amélie s'amuse comme une folle après être passée à ISS... Tout est fait à la main, pas de mini-pelle ici ! ;o) - et également donner des cours du soir aux collégiens de tout niveau.

Au jardin, semis de graine kokopelli ! et repiquage de mafanes (les feuilles de ces plantes sont mangées comme des épinards et elles ont un goût amer !)
On appelle ici des "brèdes", toutes sortes de feuilles consommées de cette manière.
(photo à gauche : repiquage des mafanes)


Préparation du sol, mélange avec de la crotte de zébus déshydratée (et oui, le puissant soleil le fait naturellement), arrosage deux fois par jour et désherbage.





Amaranthe, cresson, carottes, tomates, betteraves et choux lèvent au bout de 7jours. Dommage, on sera parti avant de pouvoir les goûter ;o)
(préparation de sol avec l'aide d'une des petites-filles de Méline !)

Dans la cour, implantation d'arbres fruitiers, creusement des trous, amendement à la crotte de zébus et enfin, plantation de manguiers, jacquiers, orangers, zévi !
Il faudra être patient avant de pouvoir y goûter...

Entre 18h et 19h30, nous donnons des cours de français, maths et physiques aux collégiens internes au Paradis Bleu (classes de 6e à 3e). Il a fallu se replonger dans les livres scolaires. Heureusement que Méline a aussi fondé une bibliothèque dans le village, ça nous a été bien utile !

Méline nous dévoile quelques recettes locales et nous participons autant qu'elle l'accepte, à la préparation des repas.
Nous découvrons la cuisine malgache au riz, midi, soir et parfois même le matin! Mais toujours variée. Si, si, c'est possible !! Un régal :o)
(Recette des brèdes de courges au lait de coco ! - préparation des brèdes)

Les soirées finissent tôt car la nuit tombe vers 18h et ici, pas d'électricité hormis pour les cours du soir et le repas, mais rien à voir avec nos projecteurs ! (électricité fournie par des panneaux solaires).
Le bon français de Méline et son esprit d'ouverture nous permet de prolonger les soirées en discutant de sujets passionnants sur la culture malgache, sa politique, ses atouts et faiblesses, les problématiques environnementales, etc.

Lucide face à la situation et investie au niveau local pour améliorer les conditions de vie des autres, c'est une force tranquille !

Le trajet pour le "Paradis bleu" et la panne moteur

Nous sommes donc partis de Mahajanga (ou Majunga), le 10 octobre vers 18h en taxi-brousse. Direction le "Paradis bleu" à Befotaka. Mais le trajet fut loin d'être le paradis...(voici notre joli taxi-brousse et on aperçoit nos sacs à l'avant du toit!)

La nuit était peu confortable et tout se passait bien jusqu'à Antsohihy, à 60km de notre terminus !! Quand soudain, panne moteur sur la route, à la sortie de la ville d'Antsohihy, vers 3h du matin... A l'aide d'une clé à mollette prêtée généreusement par un autre taxi-brousse passant par là, nos chauffeurs bricoleurs ont réussi à redémarrer le moteur afin d'arriver jusqu'à un "garagiste". Nous attendons patiemment que celui-ci ouvre, vers 8h...
Et puis nous revoilà en route pour le "Paradis Bleu" ! Nous arrivons donc avec 6h de retard (sur un trajet prévu initialement de 10h...) mais ici, c'est une chose banale et on s'y fait d'ailleurs !

Des élèves de l'internat "le Paradis bleu" nous attendent à notre descente du TB (taxi-brousse) pour nous mener jusqu'à notre nouvelle maison et faire connaissance avec leur responsable, Méline.

samedi 8 octobre 2011

Etape à Mahajanga

Nous sommes bien arrivés à Mahajanga (ou Majunga) vendredi soir. Le trajet a duré de 9h30 à 21h30 ! On a été chanceux car le taxi-brousse était plutôt confortable. Les paysages traversés sont très beaux !
On se pose donc le temps du we avant de repartir pour Befotaka dimanche après-midi. Nous en profitons pour se reposer un peu et voir le fameux baobab de la ville : pas très haut mais extrêmement large !!! Impressionnant.

A Befotaka, nous travaillerons au "Le Paradis Bleu", un internat de brousse, qui héberge et donne des cours aux enfants des villages isolés. Il y aussi une ferme et un jardin dont il faut s'occuper. Nous essayerons de vous donner des nouvelles au plus vite mais pendant 2 à 3 semaines, nous n'aurons certainement pas accès à Internet. A bientôt !  

mercredi 5 octobre 2011

Découverte de Tana

Nous voici bien arrivé dans la capitale Malgache : Antananarivo ou plus en court "Tana".
La vue depuis l'avion nous a déjà un peu dépaysés ! Dès notre arrivée, nous sommes pris en charge par la gérante de la maison d'hôte "La Maison Verte" qui vient nous chercher, ainsi que deux autres voyageuses. Elle nous conduit directement à la maison. 8 chambres à disposition des locataires, avec coin cuisine et salon. C'est simple mais bien agréable et gardé...
Sacrée transition une fois dans le cœur de la ville.
C'est un grand changement dans le mode de vie par rapport à chez nous et son lot de misères est assez marquant.

Nous découvrons les taxi-B : sorte de fourgonnette où on s'entasse entre 20 et 30. Il n'y a pas d'indication sur les lieux où les prendre. Il faut donc observer où ils s'arrêtent et où les gens se regroupent. Surtout, nous demandons conseils autour de nous et nous obtenons toujours de l'aide pour nous indiquer quel numéro de Taxi-B prendre et à quel endroit de la rue !

Que de vie dans la ville ! Les rues débordent d'activités : véhicules, marcheurs, pousse-pousse, quincailliers, épiciers, petits marchands, boutiques de réparation en tout genre, etc. C'est le paradis des 4L et des 2CV fourgonnettes !!!
Rien n'est bien délimité. Tout se mêle ! (même la viande et le gaz des pots d'échappement...) Les marchés sont partout et tous les jours. Nous y avons même testé un repas dans une petite cahute où chauffaient de grosses marmites. Délicieux ! Et pour l'instant, notre estomac tient toujours.

Nous commençons à nous repérer dans la ville. Ce n'est pas évident au début car il n'y a pas de nom de rues, et quasi pas de de panneaux d'indications...

Mais dans l'ensemble, la ville est agréable quand on commence à la connaitre un peu :o)
Découverte des marchés, de l'avenue de l'Indépendance et du Musée du Palais de la Reine.

Départ en Taxi-Brousse prévu vendredi prochain : direction Befutaka, au Nord (en-dessous de Nosy Be),
pour intégrer le wwoofing du "Paradis Bleu". 28h de trajet... Nous prévoyons de le faire en deux fois !

La connexion étant faible, le blog sera moins fourni en photos...
A bientôt.

dimanche 2 octobre 2011

Le Grand Départ pour Mada !

Nous voici en route pour de nouveaux horizons !
Destination : MADAGASCAR.

Semaine 39 : Le sucre et le Rhum, deux spécilaités de la Réunion

Au programme, journée culturelle ! Visite d'une usine sucrière à Saint-Louis puis mussée du rhum. 


L'usine sucrière se trouve à Saint-Louis mais NON, le sucre Saint-Louis de métropole ne vient pas de cette endroit. Par contre, le BlondVilliers et la Perruche, OUI.
On pourra voir toutes les étapes de transformation de la canne à sucre jusqu'à l'obtention des fameux cristaux si précieux pour nos gâteaux. Que de travail !
La récolte des cannes est encore principalement faite à la main à cause des dénivelés du terrain (petites parcelles et fortes pentes, etc.). C'est un travail très physique qui nécessite un certain savoir-faire. Les cannes sont coupées avec un "sabre".
Puis tout est acheminé rapidement vers des plateformes de centralisation. Il ne faut pas trop tarder car la canne perdrait en qualité (teneur en eau et en sucre !). Sachant que les producteurs sont payés au poids et à la teneur en sucre, les conditions de transport jusqu'à l'usine sont importantes.
Sur ces plateformes, appelées "balances à cannes", les chargements de chacun sont pesés puis regroupés dans de gros camions nommés "cachalot" !. Direction l'usine sucrière. Là aussi, les livraisons sont pesées et échantillonnées pour connaitre la qualité.
Ensuite, le processus de transformation est globalement celui-là :
- Broyage des cannes
- Pressage pour extraire le jus clair
- Filtrage pour obtenir un jus propre
- Chauffage pour faire évaporer un maximum d'eau contenu dans le jus clair. On obtient le "sirop la cuite".
- A bout de plusieurs cuisson du sirop la cuite, il y a cristallisation : on obtient notre sucre en poudre !
Une partie du sirop la cuite ne cristallisera pas, on l'appelle "la mélasse". C'est cela qui servira à réaliser le rhum "traditionnel".
Pour le rhum dit "agricole", on se sert directement du jus de canne pressée.

Évidemment, nous aurons droit à la dégustation du sirop la cuite, de sucre à différents stades de raffinement et bien sur, de rhum ;o)

Le musée du Rhum (saga du rhum) permet d'avoir plus d'informations sur l'historique de la culture de la canne à sucre sur l'île ainsi que sur les techniques de production aux champs, les aléas commerciaux, etc. Et ensuite, l'histoire de la production du rhum. Les deux visites se complètent très bien. L'accueil a été très sympathique dans les deux sites, on a adoré !

Semaine 38 : Graphique des dénivelés de la randonnée au Piton des Neiges

Voici un petit récapitulatif des dénivelés effectués lors de cette randonnée.
Nous y avons indiqué les principaux sites traversés.