mardi 20 mars 2012

Dernière ligne droite !!!!


Voilà presque la fin de notre périple : 2 semaines pour remonter le long de la RN 7 vers Tana. On prendra l'avion le 7 avril.

Après une escale au Kenya et une au Caire, on débarquera en France le 8 avril !

A tout bientôt !!!

Le travail au "Village des tortues"

L'environnement dans lequel a été créé le "Village des tortues" correspond à un bush épineux typique du Sud de Mada. 
Très sec (1 à 2 jours de pluie par an), un substrat sableux, une strate arborée assez basse composée de baobabs, d'arbres pieuvres, et de bien d'autres espèces comme des aloès et des cactus.
 
La faune aussi est variée : à part les moustiques qui nous ont accueillis généreusement les premiers jours, nous avons pu observer durant notre volontariat, dans ce joli site boisé du « Village des tortues » :
- des caméléons
- des serpents, parfois très gros !,
- des lézards
- des geckos de toutes tailles et aux couleurs variées, parfois bleu-turquoise
- des oiseaux, dont le coua bleu avec son magnifique bandeau bleu sur les yeux
- ou encore des microcèbes !

Un cadre très paisible et agréable !
  
Malgré la proximité du poissonneux lagon d'Ifaty, et les queues de cyclones qui nous apportaient de la pluie de temps en temps, il fait très chaud.

Après l'effort, le réconfort !
Nous travaillons le matin, et occasionnellement l'après-midi.
Le reste de la journée nous pouvons en profiter pour aller piquer une tête dans la jolie piscine de l'Hôtel Solidaire!

Cette adresse, assez luxueuse, est tenue par une association locale, l'ONG Bel Avenir. Tous les bénéfices de l'Hôtel Solidaire lui sont reversés pour permettre de financer ses projets.
Les actions de l'association sont nombreuses : aide à la scolarisation d'enfants de familles démunies, sorties éducatives en lien avec la protection de l'environnement, mise à disposition des écoles publiques, gratuitement, d'un centre d'hébergement servant à accueillir des classes vertes, développement d’activités culturelles, etc. 

Les 3 semaines sont passées vite. Il est déjà temps de repartir à Tuléar !

Volontariat au Village des Tortues d'Ifaty-Mangily

Dimanche 26 février, nous voici arrivés à Ifaty, près de Tuléar, au Sud Ouest de Mada. 
Nous allons travailler dans « Le Village des Tortues » , un site créé et financé par la SOPTOM, une association de protection des tortues basée en France.

L'objectif de ce centre est de récupérer des tortures terrestres malgaches saisies en douane, principalement :
- la radiata ou tortues radiées très prisée à cause des beaux motifs de sa carapaces

- la pixis, ou tortue araignée.
Elles sont alors envoyées au Village des tortues d'Ifaty où elles évolueront dans des enclos bien végétalisés, naturellement intégrés au site boisé, préservé. Il faut le préciser car c'est assez rare dans les environs !
 
Les animaliers effectuent les soins réguliers des animaux (eau, nourriture, nettoyage des enclos, etc.) et guident les touristes. Le « Village des tortues » cherche aussi à sensibiliser la population à la protection des tortues et de leur environnement. En effet, sur les 5 tortues terrestres à Madagascar, 4 sont en danger critique d’extinction à cause du prélèvement en milieu naturel, du trafic, du braconnage, de la destruction de leur habitat...  
Le site a également comme projet de réaliser quelques réintroductions en milieu naturel.

L'ambiance était bonne et le travail, quoique un peu physique, n'était pas trop intensif.
Ramasser des plantes pour le nourrissage des tortues, donner de l'eau, nettoyer les enclos, réaménager l'écomusée, etc. Et surtout, beaucoup de discutions intéressantes avec le chargé de mission, qui est là pour une période d'un an, dans le cadre du projet de réintroduction des tortues et de dynamisation du site. Il y a du boulot !

Notre mission durera 3 semaines.

jeudi 23 février 2012

Parc Naturel de l'Isalo : bienvenue dans le « Jurassique Parc » de Mada !

Nous voilà dans le Parc National de l'Isalo, le long de la RN7.
Le paysage est composé d'imposants massifs de grès datant du jurassique, entourés de vastes plaines recouvertes d'une végétation herbacée toute verte à cette période.
Comme nous l'a fait remarqué une personne rencontrée là-bas, on pourrait s'attendre à voir surgir de ce décor, des dinosaures !
Ça rappellerait presque les rocheuses canadiennes, avec ces immenses vallées s'étalant au pied de grands massifs, la forêt en moins...

Malgré le temps brumeux qui se transformera en pluie, nous avons pu découvrir ce beau paysage de canyons parsemé de sites remarquables comme la « piscine naturelle » et la cascade des nymphes.
Mais n'attendez pas a y voir des fées au bord de l'eau car ici, les nymphes sont des grenouilles !!
Notre guide nous parlera plus de la crise politique que traverse le pays que du parc en lui-même, qu'il connaît pourtant bien pour y travailler depuis 16 ans! Néanmoins, les sujets de discussion étaient très intéressants.
 
Des petits cours d'eau érodent le fond des canyons en créant des ravines étroites, sinueuses, peu profondes mais à certains endroits assez escarpées, d'où dépassent le houppier de pandanus (sorte de palmier). 

Dans l'une d'entre elles, un petit plan d'eau idyllique semble n'attendre que nous ! 
C'est la piscine naturelle. 
Blottie au milieu des pandanus, une petite cascade chantante l'approvisionne en eau claire et limpide !
Nous piquons une tête dans ce joli bassin dont le fond est recouvert de sable blanc et tout doux.
Quitte à être mouillés, autant le faire joyeusement, dans un décor de rêve ! Lol
Puis nous continuons la balade sous la pluie pour arriver au pied de la cascade des nymphes : l'eau se jette dans un bassin circulaire depuis une falaise de 20 mètres de haut environ.
Un rayon de soleil mettra le feux dans ce décor d'eau, de roches, de mousses et de fougères.

Sur le chemin du retour, nous tombons nez à nez avec les fameux lémurs catta, avec leur bouille de peluche et une longue queue annelée noire et blanche. Ils profitent de cette brève éclaircie pour aller manger quelques baies.
Peu farouches, nous pouvons les observer de près. Quelle chance !


Pendant cette journée de promenade, nous avons pu voir différents végétaux : des Pachypodiums rosulatum Gracilis, Aloes isaloensis, Kalanchoe, Pervenche de mada, autres xérophytes et des orchidées.

Sans oublier les animaux.
En plus des lémuriens, on a vu :
- des oiseaux : le Bulbul noir et le Dyal malgache,
- mais aussi des caméléons : Furcifer ousletii et/ou le Caméléon de Person qui est le plus grand caméléon de l'île et dont la langue peut mesurer 16cm à l'âge adulte ! Les insectes n'ont qu'à bien se tenir... lol
 
 Très difficile de quitter l'hôtel Chez Alice tant notre petit bungalow avec vue sur l'Isalo est agréable et calme, et où plein de caméléons s'y promènent naturellement !

Le cyclone à l'accent italien : Giovanna

Rien à voir avec l'Italie pourtant...
Ce cyclone Giovanna, qui s'est formé dans l'Océan indien, est passé à 300km au Nord de la Réunion avant de toucher Madagascar à la mi-février.

Il est entré par le port de Tamatave, a ravagé une partie de la capitale (Tananarive) puis s'est dirigé sur Morondava. Après un petit tour dans le canal du Mozambique pour reprendre des forces, le cyclone est revenu nous rendre visite au Sud-Ouest de Mada, à Tuléar, avant de repartir pour de bon...

En chemin, les stigmates de son passage sont importants : des dizaines de morts, des milliers de sinistrés. 

En taxi-brousse entre Morondava et Antsirabe, nous avons croisé le cyclone et subi la colère des cieux: trombes d'eau et rafales de vent violentes.

Heureusement, nous n'étions pas au cœur du phénomène et avons pu arriver à bon port.

La ville d'Anstirabe était cependant marquée : arbres déracinés, poteaux électriques cassés, panneaux publicitaires pliés, etc.


De même, sur la route nous menant à Fianarantsoa que nous prendrons le surlendemain, nombreux arbres en travers de la route, coulées de boue sur la chaussée,etc.

Heureusement, les villageois avaient déjà commencé le déblayage à l'aide de hachettes et de bêches !

S'il fallait attendre l'intervention de l'Etat, la route serait sans doute encore coupée aujourd'hui...

vendredi 17 février 2012

ALLÉE des Baobabs : les Champs Élysées malgaches

La page de garde du guide Évasion nous en a tellement fait envie depuis le début de notre périple...
Nous y voilà ! L'allée des baobabs près de Morondava.
2h de charrette à zébus, guidés au petit trop sous un soleil de plomb. Après avoir traversé de beaux paysages d'où émergent le houppier de grands baobabs, nous arrivons au pied de cette majestueuse allée ! 

Les photos (prochainement téléchargées quand la connexion le permettra...) ne rendent pas la grandeur de cet endroit et la grâce qu'il s'en dégage. 

Ces géants, vieux de plusieurs centaines d'années, ont poussé naturellement le long d'un petit chemin de terre qui semble tracé pour eux.
La recette de ces baobabs poétiques :
-        un fût cylindrique ou conique, large et renflé, qui s'élance tout droit vers le ciel,
-        un petit réseau de branchage, qui s'échappe à l'horizontal de l'extrémité du tronc
-        posé au sommet de tout cela, un délicat nuage de feuillage.

Leur grandeur s'exprime dans toutes ces dimensions quand une frêle charrette à zébus emprunte ces Champs Élysées naturels. 
Indifférents aux touristes qui affluent au fur et à mesure de l'après-midi, les locaux traversent cette « avenue » et vaquent à leurs occupations.

Contraint de quitter les lieux à la tombée de la nuit (il faut bien partir), on fait durer la magie pendant toute la durée de notre retour au centre.
Nous repartons la tête dans les étoiles, bercés par la charrette à zébus. 
Les silhouettes des baobabs se découpent, très sombres, dans le lointain.

A la découverte des BAOBABS de Morondava !

5+4+6 = 15h de taxi-brousse en une journée, pour 610km...

Levés à 5h. Départ de Fianar à 6h45 et arrivée à Morondava à 1h du matin...
On pensait faire le trajet en 3 jours avec plusieurs étapes mais le hasard des trajets malgaches nous a amenés à tout faire en une journée !
Intensif...

L'objectif de ce périple dans le centre Ouest de Mada : rejoindre l'allée des baobabs à 22km de la ville de Morondava.

On va séjourner au centre Tsaravahiny, au petit village de Mangily dans la brousse. C'est un écosite dont les bénéfices vont directement à l'association des villageois.

Un taxi-brousse nous dépose à 9km du village, du coup, c'est en charrette à zébus que nous finissons le trajet ! Le guide qui gère l'écosite de Mangily vient nous chercher.

ORIGINAL ! Voilà un des derniers modes de transport malgache que nous n'avions pas encore testé ;o)
Montez avec nous pour 2h30 de transport en charrette, aménagée d'un matelas en mousse pour plus de confort.
Vous allez découvrir un tout nouveau paysage, très impressionnant : une grande étendue à la végétation rase car il semble que la plupart de la forêt ai là aussi été coupée, mais possédant de nombreuses zones humides.

De ce paysage très ouvert émergent de gigantesques baobabs à la silhouette majestueuse !

En s'approchant du village, nous faisons un arrêt au pied des célèbres baobabs amoureux !
Deux gros troncs issus d'un même pied semblent s’enlacer délicatement. Très mignon et à la fois impressionnant par la taille!

L'écosite se trouve en plein dans le village et se compose de bungalows traditionnels, murs en terre et toiture en feuilles de lataniers. Une grande terrasse ouverte mais couverte sert de restaurant.
Plein d'activités sont proposées : apprentissage de la vannerie avec les femmes du village, pêche aux crabes dans la mangrove, etc. et bien sur, la sortie en charrette à zébus jusqu'à la fameuse allée des baobabs !

Découverte du baobab « bouteille » avant la nuit : sa forme rappelle drôlement un gros magnum de champagne !!!! ça s'arrose !